A nos côtés depuis 10 ans…

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Haute figure de Des Yeux, Des Mains, voici Géraldine. En effet, après avoir été présidente de l’association pendant 10 ans, elle est toujours membre du Bureau et du Conseil d’Administration en tant que secrétaire adjointe.

 

Géraldine a 47 ans, elle est mariée et a deux beaux enfants, un garçon et une fille. Elle est interprète en Langue des Signes Française/Français. Comment a-t-elle découvert la LSF ? « Par hasard », nous répond-elle. Car elle a d’abord suivi une formation d’éducatrice spécialisée (diplômée en 1995) et a toujours travaillé auprès d’un public entendant. C’est au cours d’un stage effectué dans l’établissement de Chanteloup (Sainte-Savine) auprès d’enfants sourds qu’elle s’est dit : « un jour, j’apprendrai la Langue des Signes Française ».

Elle suit donc ses premiers cours de LSF en 2001 par le biais d’une association troyenne. Puis, en 2003, en parallèle de son travail, c’est une semaine par mois qu’elle se rend à des cours dispensés à Paris, et ce pendant un an.

 

De plus en plus séduite par la langue, elle décide de se perfectionner et intègre, en 2005, une formation bilingue Français/LSF de 10 mois à Paris, qui lui permet un approfondissement des deux langues. La formation est difficile et fatigante, les formateurs exigeants. Mais elle tient le coup et après avoir monté tout un dossier et obtenu un Congé Individuel de Formation, elle passe le concours d‘interprètes par le biais de l’association SERAC (Sourds, Entendants : Recherche – Action – Communication) à Paris (maintenant à Bagnolet dans le 93). Elle se dit « chanceuse » car les thèmes n’étaient pas évidents : usant de son talent pour l’iconicité, elle obtient le concours d’entrée après avoir fait un exposé sur… la formation des tornades !

Pendant deux ans, les cours s’enchaînent, ponctués de stages entre Paris et Marseille. La formation, dense et intense, se termine sur un succès. En 2008, Géraldine obtient son Master Professionnel Interprétariat LSF/Français (Université Paris VIII-SERAC).

 

Elle s’installe donc en auto-entrepreneur à Troyes. Elle se fait un nom auprès de quelques clients sourds mais peine à convaincre les collectivités publiques de la nécessité de mettre à disposition des Sourds, et des entendants, des prestations d’interprétation afin que chaque interlocuteur soit responsable de son propos et agisse en toute autonomie. Seule interprète du département  jusqu’en 2013, elle précise que c’est un « combat de tous les jours » car peu de Sourds, et surtout de structures font appel à elle, malgré la loi de février 2005 et la Prestation de Compensation du Handicap (PCH).

 

L’interprétariat a son lot de difficultés, certaines situations sont très lourdes, empruntes de stress, de tensions avec des enjeux parfois vitaux, tandis que d’autres, plus “légères” font appel à un véritable travail de création.

 

Elle a à cœur que l’association perdure dans son rôle de formation, en dispensant des cours de LSF, et de pont entre les deux communautés par le biais de rencontres entre Sourds et entendants. Pour elle, l’association a connu des heures de gloire, s’est retrouvée en sommeil, mais revient dans la course, plus forte que jamais !

 

Merci à elle d’avoir été présidente pendant tant d’années et de continuer à travailler avec les autres membres de l’association à l’expansion et l’épanouissement de l’association.

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